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Un métier disparu : Le bedeau

Jean-Guy Gagné | Saint-Casimir, Québec


Dans la série Les métiers disparus : Le bedeau.


A une certaine époque, le bedeau ne faisait pas seulement sonner les cloches de l’église, il était aussi sacristain, cérémoniaire, fossoyeur et homme de ferme. C’est pour toutes ces raisons qu’il était très apprécié des paroissiens.


Ainsi ses tâches les plus importantes étaient lors des messes dominicales. Il ornait l’autel, préparait le vin, sortait de leurs tiroirs les vases sacrés et les vêtements liturgiques, allumait les cierges et par un dernier coup de cloche, invitait les fidèles à entrer à l’église. Pendant l’office il dirigeait discrètement les enfants de cœur.


C’est lui qui quotidiennement, sonnait l’Angélus du matin, du midi et du soir. Il se devait d’être ponctuel car même si nos ancêtres avaient l’habitude de connaître l’heure par la position du soleil, un retard pouvait perturber la vie familiale.



Le bedeau de Kerlaz. Jules Breton, 1868.

Une anecdote à ce sujet est révélatrice. Un retard de trois quarts d’heures pouvait donner comme résultat que les cuisinières laissaient la souper coller au fondpendant que les estomacs criaient famine, les jeunes filles désespéraient d’attendre leur cavalier, etc.

Aux funérailles c’est le bedeau qui dirigeaient à peu près les cérémonies et qui présidaient à la descente du cercueil dans la fosse qu’il avait lui-même creusé.


C’est encore le bedeau qui le soir après l’Angélus faisait le tour de l’église avant de fermer les portes après avoir expulsé courtoisement les prétendues dévotes qui s’attardaient convaincre Dieu et les hommes de leur prétendue supériorité.


Le bedeau d’autrefois répondait aux exigences de son époque.


Jean-Guy Gagné est retraité du domaine financier depuis bientôt quatre ans, après y avoir œuvré pendant trente cinq ans. Il a donc plus de temps à consacrer à différentes passions. Dont entre autre l’histoire. L’histoire du Québec ainsi que le parcours des différentes communautés francophone en Amérique l’ont toujours intéressé. Il a d’ailleurs été membres du Club Richelieu Québec pendant plusieurs années et ce à titre de président au début des années 2000.