« Cap-Bec Rouge » : une collection de trois poèmes

Jonathan Mayers | La Nouvelle-Orléans, Louisiane


Il y a plus d’un an que j’ai fait un tour de la Nouvelle-Écosse, du Cap-Breton, du Nouveau-Brunswick, épuis 18 heures à Québec avant de retourner à Istrouma (à Bâton-Rouge, en Louisiane). La dernière nuit au Vieux-Québec et pendant mon vol de retour, ayant eu lieu respectivement les 29 et 30 juin 2018, j’ai eu la chance de réfléchir à mes expériences d’avoir traversé le paysage à deux, aux métaphores, à l’avenir, à la nature, sur la réalité du bi- et du plurilinguisme et finalement aux petites moments qui me font rire. Ces dernières réflexions existent asteur sous forme de trois poèmes. Et vous-autres ? Vous avez des expériences de voyage auxquelles vous avez réfléchi itou ? Je vous encourage à les mettre en texte.

En tout cas, c’est mon plaisir de partager mes poèmes tous ensemble dans cette œuvre, intitulée Cap-Bec Rouge.


Le Cap-Breton


Ingonish est tranquille

Tempêtes qui se lèvent

N’ont pas assez de puissance

De changer ma tête


Lesquelles me disent rester

Au sous-sol toute la journée

Nous-autres, on a fumé

Le toncar français


Loin du froid

Riant à la série sur Netflix

Chauffage nous a assuré

Un grand confort


Deux plages, vagues

À la hauteur de

Plus de six pieds

Sacré INCROYABLE


Roches partout làlà

Grise, verte, violette,

Lisses, tranchantes, jolies

Grandes, petites, lourdes


L’eau brune et jaune

Plein de fer

‘Tit fer est après jouer

Dans la cervelle


Meat Cove FREMÉ

Mais ouverte quand-même

La mer sage, grandiose

Nous-autres, sans leur chaudrée


Pétoncles succulents, mangés

Par les créoles louisianais

Zoiseaux-mouches atteignent le sucre

Langues de cent pieds


La tourbière qui cache les corps

Plus de trois cent mètres en haut

Les fleurs délicates, carnivores

Sarracénies et rossolis à feuilles rondes


Grand étang, après un coup d’œil

À la baie Saint-Laurent

Petite confortable maison jaune

Poêle à bois qu’après brûler


Trois chats, musique américaine

La randonnée sur la montagne

Lune clair, allumée, pleine

Partageant nos photos


Du Skyline Trail, chenilles à la baie

Spectaculaire coucher de soleil

Et le vent qui nous parle TRÈS FORT

Lever de la lune, pizza, Chéticamp




Le Vieux-Québec


Arrivé, j’ai parlé à la brasserie

Cherchant les clés pour l’Air BnB

Le voyage du Frédéricton

Des paysages qui m’étonnent

Épis à la Rivière-du-Loup

On avait vu les clairs bleus

Jusqu’au coucher de soleil

En dessus le quartier

Au moins six silhouettes situées

Sur le toit en métal compliqué

Charmant c’est l’espace verte

Sur les murs en pierre

Créoles au Vieux-Québec

Deux, finalement

Après jongler, ne pas de sexe,

Mais de l’indépendance

Drèt là, rue Saint-Roch

Rue Sainte-Anne, drèt là

Drèt là, vous-autres

C’est seulement le commencement

D’une belle . . .

Tabernacle!




De la ville de Québec jusqu’à Bâton-Rouge


4h40, Trou du diable reste toujours sur ma langue

6h40, l’alarme sonne pour me réveiller

7h40, j’ouvre la porte pour la créole qui s’assise

8h40, elle finit cuisiner le bacon, graisse

Temps pour aller à l’aéroport

Deuxième de se mettre en ligne, compliment payé

Apparemment je parle bien le français

Arrêté par hasard

Pour que la sécurité puisse vérifier mes électroniques

Gentiment, il m’a dit, « tout bon »

Du Canada aux États-Unis

Le français parlé autour de moi

Me manque déjà, créole parmi étrangers

Philadelphie, vous êtes trop out there

Charlotte, vous êtes trop la même

Sans la langue, eusse n’est pas pour moi


La belle place sur l’autre côté de la frontière

Sera chez moi de temps en temps

Épis Bâton-Rouge, m’appelant mon nom

Bientôt, nous allons nous revoir

En retard, mais trop tôt

18h40, le nid de frelons

Me nourrit, se versant lentement

Dans ma gorge à l’aéroport

Paré pour créer le meilleur plan

Pour juillet, le mois qui vient



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Et son Twitter : @jonathanmayers Images grâce à Jonathan Mayers

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