« L'Acolyte de Rimbaud » : un poème

Dakota Clark | D'Iberville


L'Acolyte de Rimbaud


Moi, je reste au fond de mon verre,


Après avoir bu de l’absinthe,


Et c’est vraiment mon univers.


Les passantes, toujours saines et saintes,


Qui sentent fortement de la jacinthe,


S’moquent de moi, les petites canailles,


Je donnerai une hyacinthe


Et une belle jonquille de même taille


À un vilain épouvantail


Qui me hante depuis vingt-cinq ans.


Mes propres locutions, elles caillent


Les doux rêves et les sentiments


De ma jeunesse qui, comme le vent,


Passent brièvement devant moi-même.


Enfin, j’ai perdu pleine de temps


En t’attendant, moi, ton golem.


Qui pourrait vouloir m’envier,


Le vagabond dégénéré,


Et cette vie de chien, hélas !?


Voilà, l’espoir ne survit pas,


Et les rimes s’enfuient loin de moi


Vers au pays sans aucune foi.


Vers toi,


Mon roi,


Ma loi,


Ma voie.

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